Harpiste classique de formation, avec des débuts à la harpe celtique, principalement dans la classe de Françoise Johannel, Agnès Alouges s’ouvre au répertoire baroque en Italie avec la Mara Galassi, puis aux CNR de Paris et Boulogne dans les classes de Basse Continue de Frédéric Michel (clavecin) et Eric Bellocq (théorbe).

Parallèlement à son activité dans le groupe Daedalus, dirigé par Roberto Festa (présent dans de nombreux festivals comme Amiens, Bologne, Barcelone, etc.), elle obtient son DUMI et devient Musicienne Intervenante.

 

Son expérience des enfants, et de bonnes bases en piano, guitare, harmonie, contrepoint, composition, obtenues quand elle était encore élève au conservatoire de Fontenay‐aux‐roses, l’apprentissage autodidacte de l’accordéon diatonique, plus tardif, l’amènent à créer des spectacles musicaux pour la petite enfance en compagnie de comédiens (MéliMélo, Perspectives Théâtre).

Sa participation à la création de musiques pour films d’animation (musique créée pour le film d’animation "la danse des asperges sarrasines" avec Christophe Le Borgne, primé au festival d’Annecy), ou de musiques pour accompagner les spectacles musicaux, ainsi que son goût pour les musiques du monde découvertes grâce à son étude de l’accordéon, la motivent à composer des pièces d’inspiration traditionnelle pour la harpe (parutions chez Harposphère et en auto Editions Albédo).

Suite à une formation spécifique (Musique et Santé), elle découvre la portée de la musique chez les personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou la vieillesse et est amenée à intervenir musicalement vers de nouveaux publics.

 

Avec Sophie Decaudaveine, artiste lyrique rencontrée lors de cette formation, elle forme un duo qui se produit régulièrement en concerts "participatifs"  vers un public d’aînés, sur un large répertoire allant du baroque à la chanson française, ceci grâce à un accompagnement instrumental varié pouvant épouser différents styles musicaux (cf duo Accordâge)

Suite à l’écriture du recueil Asymétries (édité chez Harposphère), résultat d’un travail sur les musiques traditionnelles des pays de l’Est ou du pourtour de la Méditerranée, elle développe un projet de sensibilisation aux rythmiques impaires pour les harpistes, en association avec le percussionniste Karim Touré.

Elle recroise Véronique Musson–Gonnaud et découvre son projet Pop’harpe, qui l’enthousiasme par tout ce qu’il représente en termes de démocratisation de l’instrument, d’ ouverture à d’autres modes de jeu, de répertoire, d’accessibilité à de nouveaux publics, pas forcément harpistes en premier lieu.

 

La musique d’ensemble, par exemple, devient concevable avec plusieurs harpistes grâce à la maniabilité, la légéreté, le prix modique de l’instrument, et la Pop’harpe peut également facilement, de ce fait, arpenter les couloirs d’hôpitaux au chevet des patients, devenir un instrument à portée de toutes les mains.

 

Par ces expériences musicales et rencontres humaines, c’est tout naturellement qu’Agnès Alouges et Véronique Musson ont été amenées à une réflexion pédagogique commune, qui renoue avec une approche plus traditionnelle de l’apprentissage de la harpe, et plus généralement, de la musique. S’est ensuivie l’écriture du 1er Pop’recueil, écrit spécifiquement pour cette harpe en carton, mais accessible, bien sûr, à la harpe celtique ou à pédales.

 

Elle fonde depuis la fin 2017 le groupe SMAKI, constitué de 5 musiciens, dont son fils Ivan Alouges, guitariste et violiste.

 

Autoentrepreneur depuis 2014, Agnès évolue entre les différentes activités musicales qu’elle peut proposer.